27 Fév

Quelles solutions pour les livraisons dans les Zones à Faibles Emissions ?

Le Gouvernement Français, contraint par Bruxelles, a voté la création de Zones à Faibles Emissions (ZFE) en novembre 2018. Cette Loi Mobilités vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en zone urbaine. Elle a été signée par 15 collectivités. Ne bénéficiant d’aucune dérogation, les professionnels de la livraison et de l’intervention en zone urbaine doivent repenser leur activité afin de se conformer à ces mesures. Découvrez les solutions permettant d’effectuer des livraisons dans les Zones à Faibles Emissions.

 

 

Zones à Faibles Emissions : 15 collectivités s’engagent à instaurer une interdiction d’accès aux véhicules polluants

Livraison dans les zones à faibles émissions

En novembre 2018, ce sont 15 collectivités qui se sont engagées à déployer des ZFE sur leur territoire : Métropole Aix Marseille-Provence ; Clermont Auvergne Métropole ; Fort-de-France ; Grenoble-Alpes Métropole ; Grand Lyon ; Montpellier Méditerranée Métropole ; Métropole Nice Côte d’Azur ; Paris ; Métropole du Grand Paris ; Grand Reims ; Métropole Rouen Normandie ; Saint-Etienne Métropole ; Euro-métropole de Strasbourg ; Métropole Toulon Provence Méditerranée et Toulouse Métropole.

 

La signature du contrat de déploiement des ZFE engage les collectivités à instaurer une interdiction d’accès ou des plages horaires d’interdiction déterminées. Elle vise en priorité les catégories de véhicules les plus polluants qui ont un impact négatif sur la santé des habitants du territoire. Les collectivités peuvent décider librement du périmètre géographique de la ZFE. Elle peut concerner l’hypercentre ou l’ensemble du territoire. Elles ont également la possibilité de déterminer les catégories de véhicules concernés, les modalités horaires ou encore les dérogations éventuellement octroyées.

 

 

Les restrictions de circulation arrivent en Ile-de-France

En janvier 2017, Paris devenait la première Zone à Circulation Restreinte (ZCR) de France. Aujourd’hui c’est l’ensemble de la métropole du Grand Paris qui est concernée par les mesures de circulation. En effet, la métropole souhaite également la mise en place d’une ZFE. Ce sont 79 communes, situées à l’intérieur de l’A86, qui seront concernées par ces restrictions de circulation. Les Zones à Faibles Emissions reposent sur le système des vignettes Crit’Air. Ainsi, les véhicules portant la vignette Crit’Air 5 devraient être interdits dès Juillet 2019. Puis, ce sont les véhicules arborant la vignette Crit’Air 4 qui seront interdits à la circulation dans ces communes en 2021. L’objectif étant d’interdire les véhicules d’avant 1997 et portant les vignettes Crit’Air 5, 4, 3 et 2 d’ici à 2024.

 

A Paris, c’est à partir du 1er juillet 2019 que les véhicules portant la vignette Crit’Air 4 seront interdits à la circulation. Ainsi, les véhicules légers et utilitaires légers catégorisés Crit’Air 5 et 4 ne pourront plus circuler paris de 8h à 20h du lundi au vendredi. Quant aux poids lourds, ils ne pourront plus circuler de 8 heures à 20 heures 7 jours sur 7. Paris, qui se veut « Zéro Diesel » d’ici à 2024, utilisera un réseau de caméra de vidéosurveillance afin de repérer les contrevenants.

 

Concrètement seront interdits :

  • Les voitures diesel en circulation avant le 1er janvier 2006
  • Les deux-roues en circulation avant le 1er juillet 2004
  • Les véhicules utilitaires légers diesel en circulation avant le 1er janvier 2006
  • Les poids lourds diesel en circulation avant le 1er octobre 2009

 

 

Professionnels du transport et de la logistique : quelles sont les aides pour les livraisons dans les Zones à Faibles Emissions ?

Pour certains professionnels du transport et de la logistique, convertir leur flotte de véhicules aux énergies propres n’est pas financièrement envisageable. C’est pourquoi, des aides pour l’acquisition de véhicules utilitaires peuvent être accordées. Plus particulièrement, aux entreprises jusqu’à 50 salariés à Paris et dans les départements 92, 93 et 94.

  • Jusqu’à 1 000 euros pour un micro-utilitaire de transport de marchandises électrique, hydrogène ou GNV, inférieur à 1 tonne.
  • Jusqu’à 6 000 euros pour un véhicule électrique, hydrogène ou GNV, inférieur à 3,5 tonnes.
  • Et jusqu’à 9 000 euros pour un poids lourd électrique, hydrogène ou GNV supérieur à 3,5 tonnes.

 

D’autres mesures sont également instaurées dans ces départements afin d’encourager les livraisons dans les zones à faibles émissions plus propres et silencieuses. Les professionnels qui souhaitent s’équiper de véhicules utilitaires électriques, hydrogènes ou GNV insonorisés pourront recevoir une aide :

  • 20% du prix Hors Taxe plafonné à 2 000 euros pour un véhicule utilitaire léger neuf électrique, hydrogène ou GNV, dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes.
  • 20% du prix Hors Taxe plafonné à 6 000 euros pour un véhicule utilitaire léger neuf électrique, hydrogène ou GNV, dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 3,5 tonnes.

 

Par ailleurs, les collectivités se sont engagées à faciliter l’accès aux véhicules à faibles émissions. Elles doivent notamment déployer des parkings spécifiques, des voies réservées ou encore des infrastructures de recharge pour les véhicules propres.

 

 

Livraison dans les zones à faibles émissionsDes restrictions de circulation déjà en application dans de nombreuses villes européennes

La France est en retard ! En effet, l’Etat Français a fait preuve de laxisme en matière de réduction de la pollution en zone urbaine. Ainsi, ces mesures de restrictions d’accès aux véhicules polluants au sein des centres-villes sont déjà en application dans de nombreux pays européens. Par exemple, nos voisins belges interdisent la circulation dans Bruxelles pour les véhicules diesel les plus anciens depuis le 1er janvier 2018.

 

Outre-Manche, le dispositif est encore plus restrictif. Pour circuler dans le centre de Londres, il faut obligatoirement s’acquitter d’une taxe journalière de 11,5 livres. Soit environ 13 euros. Mesure instaurée en 2003 ! La « congestion charge » est destinée à réduire le trafic dans le centre de la capitale britannique. Mis à part pour les motorisations électriques, la taxe est imposée à tous les véhicules, quel que soit le modèle. Par ailleurs, les voitures les plus polluantes doivent s’acquitter d’une seconde taxe journalière de 10 livres. La mairie londonienne a affectivement instauré la T-Charge en 2017 afin de limiter les émissions polluantes et les embouteillages. Les conducteurs de véhicules polluants qui souhaitent circuler dans le centre de Londres doivent donc débourser quotidiennement 21,5 livres !

 

Au sein des ces villes européennes, où les Zones à Faibles Emissions sont déjà en place, nous pouvons observer une réduction jusqu’à 12% des concentrations dans l’air de NO2 et PM12 et jusqu’à 15% des concentrations de PM2,5.

 

 

Développement des véhicules utilitaires propres : les constructeurs s’adaptent à l’instauration des ZFE

Les constructeurs automobiles ont quant à eux déjà intégré ces nouvelles mesures. En effet, le développement et la construction de véhicules utilitaires électriques, GNV et hydrogènes sont en augmentation. Renault possède aujourd’hui une longueur d’avance sur ses concurrents. Avec la présentation récente du Master Z.E., la gamme d’utilitaires électriques du groupe est la plus étendue du marché.

 

La demande pour ce type de motorisation continue de progresser dans l’hexagone. Par exemple, les véhicules GNV permettent aux professionnels de circuler librement en centre-ville grâce à leur vignette Crit’Air 1. Les professionnels du transport ont donc tout intérêt à se tourner vers l’usage de véhicules utilitaires ou poids lourds propres.

 

 

Aucune dérogation pour les interventions et les livraisons dans les zones à faibles émissions

Les professionnels de la livraison en zone urbaine bénéficieront d’aucune dérogation à la mesure de restriction. En effet, pour être livrées, les marchandises devront être acheminées au moyen de véhicules propres. Par exemple, Grenoble interdit l’accès au centre-ville pour les véhicules de livraison les plus polluants depuis 2017. La ville a pour objectif d’exclure les véhicules de livraison portant la vignette Crit’Air 3 d’ici à 2025. En effet, le dispositif de ZFE est déjà en place depuis 2017 à Grenoble et contraint les professionnels de la logistique à repenser leur activité.

 

D’autant plus que la livraison de colis et de marchandises reste aujourd’hui le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France. C’est notamment la combustion des énergies fossiles permettant d’alimenter les véhicules thermiques qui est l’un des principaux facteurs de l’accélération du réchauffement de la planète. Le secteur de la logistique est donc responsable d’une part majeure des émissions polluantes. C’est le développement du e-commerce ainsi que la multiplication des livraisons à domicile qui ont provoqué l’augmentation du nombre de véhicules de livraison à arrêts fréquents dans les zones urbaines.

 

 

Quelles solutions pour les professionnels de la logistique ?

Livraisons dans un zone à faibles émissions

Les professionnels en charge de la gestion de flotte de véhicules et de tournées de livraison, collecte ou d’intervention en zone urbaine s’interrogent aujourd’hui sur les solutions permettant de répondre aux attentes des consommateurs en matière de livraison à domicile tout en respectant les nouvelles mesures d’accès au ZFE. Contrairement aux idées reçues, l’instauration d’une politique de mobilité durable pour les activités de d’interventions ou de livraisons dans les zones à faibles émissions n’est pas nécessairement synonyme de coûts supplémentaires.

 

En effet, des experts en recherche opérationnelle ont développé des solutions afin d’apporter des réponses aux nombreuses interrogations des gestionnaires de flotte et des responsables d’exploitation : Comment se conformer aux nouvelles mesures de restriction de circulation ? Comment adapter la flotte de véhicules sans impacter les coûts d’usage ?

 

Un logiciel compatible avec les activités de livraisons dans les zones à faibles émissions

Le logiciel de planification de rendez-vous et d’optimisation de tournées AntsRoute est parfaitement compatible avec les activités d’interventions et de livraisons dans les zones à faibles émissions. L’outil, développé par Antsway, permet effectivement de construire des tournées en intégrant les contraintes liées à ces restrictions de circulation.

 

Le logiciel de gestion de tournées AntsRoute permet tout d’abord de gérer facilement les créneaux horaires des livraisons auprès de personnes dont le domicile se situe dans une ZFE. Vous pouvez simplement choisir un créneau horaire de livraison ou d’intervention en dehors des plages horaires d’interdiction.

 

Par ailleurs, le logiciel AntsRoute permet de rentabiliser les flottes de véhicules mixtes. Les véhicules propres sont assignés à la réalisation des interventions et livraisons dans les zones à faibles émissions. Et ce, en limitant les coûts d’usage et les kilomètres parcourus par les équipes mobiles. Chez Antsway, les chercheurs R&D ont développé des algorithmes performants afin de permettre une gestion optimale des véhicules électriques et GNV ainsi que de leur écosystème. De plus, les fonctionnalités de sectorisation du logiciel AntsRoute permettent de créer plusieurs secteurs. Vous pouvez ainsi isoler votre périmètre de livraison situé dans la ZFE afin d’assigner uniquement les véhicules à faibles émissions.

 

 

Vous souhaitez adapter votre activité afin de répondre à ces nouvelles mesures ? Envisagez-vous de convertir une partie ou la totalité de votre flotte aux énergies propres pour vos livraisons dans les zones à faibles émissions ? Testez gratuitement notre outil pour vos livraisons dans les zones à faibles émissions.

 

Tester gratuitement AntsRoute

 

Sources : http://www.transportissimo.com/restrictions-de-circulation-arrivent-ile-de-france/

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