23 Jan

Ecomobilité : Les entreprises se tournent vers le véhicule électrique

L’écomobilité n’est pas réservée uniquement aux grandes structures. Avec le réchauffement climatique et la mise en place de nouvelles normes de circulation en zones urbaines, les flottes d’entreprises devront passer à l’électrique ou au gaz au cours des prochaines années. Ainsi, nous pouvons constater que les petites et moyennes organisations se tournent de plus en plus vers la mobilité durable et électrique. Ce mouvement est inéluctable et concerne déjà les professionnels de la livraison en zone urbaine. En effet, avec la multiplication des arrêtés municipaux visant à limiter, voire interdire, l’accès aux véhicules diesel dans les centres villes, les spécialistes s’orientent vers des véhicules moins polluants et des solutions permettant de réduire leurs émissions de CO2.

 

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Emissions de CO2 : Nouvelles obligations européennes

Les politiques menées à l’échelle mondial pour limiter la pollution et les émissions de CO2, ainsi que la mise en place de nouvelles normes de mobilité durable, incitent les constructeurs à investir dans le développement de véhicules à faibles émissions. Ainsi, les milliards de dollars engagés par les constructeurs devrait soutenir cette dynamique. En effet, les objectifs très ambitieux de l’Europe, obligent les constructeurs automobiles à électrifier leurs gammes de véhicules.

Les Etats membres de l’Europe ont notamment voté une réduction des émissions de CO2 pour les voitures de 37,5% et de 31% pour les véhicules utilitaires. Pour les camions, l’objectif est une réduction des émissions de 15% d’ici 2025 et de 30% d’ici 2030. Par ailleurs, un accord conclu en mai 2018 vise à multiplier par 5 les ventes de voitures électriques en France d’ici 2022. Afin d’atteindre cet objectif, les pouvoirs publics se sont engagés à proposer 100 000 bornes de recharges d’ici 4 ans.

 

 

Immatriculations de véhicules électriques : +45% dans les parcs automobiles d’entreprise

Ces futures restrictions à la circulation des véhicules thermiques dans les grandes villes renforcent l’intérêt accru pour les solutions de mobilité durable. Ainsi, 17 130 véhicules électriques (VP + VUL) ont été immatriculés en 2018 dans les parcs automobiles d’entreprise. D’après l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, ces immatriculations ont progressé de 45% sur un an. En 2017, la hausse totale était de 25%. Ce chiffre représente donc une nette accélération du mouvement de transition. Par ailleurs, la part de marché de l’électrique en entreprise franchit pour la première fois le cap des 2%.

Les immatriculations de véhicules utilitaires électriques affiche une hausse de 33% sur l’année 2018 avec 8076. La marque au Losange est aujourd’hui le leader incontestable de l’électrique utilitaire. Avec 51% des immatriculations, le Renault Kangoo ZE est le VUL électrique le plus vendu dans l’hexagone. A l’échelle internationale, les ventes électriques de Renault ont progressé de 36,6%. De plus, avec l’arrivée sur le marché du fourgon Master Z.E., Renault possède la gamme de véhicules utilitaires électriques la plus large.

 

 

Motorisation électrique : 4 raisons d’électrifier sa flotte de véhicules

Flotte de véhicules électrique : intégration & optimisationUne réduction des émissions de CO2

Tout véhicules a bien entendu un impact sur l’environnement, que ce soit lors de sa construction ou durant son cycle de vie. Ainsi, en raison de l’extraction des métaux composant sa batterie, le véhicule électrique ne peut être considéré comme 100% durable. Néanmoins, cette motorisation émet peu de gaz à effet de serre après sa mise en circulation. D’après un rapport de l’Ademe, une voiture électrique émet en moyenne 9 tonnes de CO2 au cours de son cycle de vie, contre 27 tonnes pour un véhicule essence. Par ailleurs, les véhicules électriques ne dégagent pas d’oxydes d’azote. La pollution atmosphérique en zone urbaine est principalement causée par le démarrage des véhicules qui effectuent des tournées à arrêts fréquents. Afin de réduire leurs émissions de CO2 et passer à une mobilité plus « verte », les entreprises passent généralement par plusieurs phases. Tout d’abord du diesel à l’essence. Puis un passage à l’hybride et enfin à l’électrique.

 

Le confort pour les conducteurs

Outre leurs contributions moindres à la pollution atmosphérique, les véhicules électriques génèrent moins de bruit en zone urbaine. Ils contribuent ainsi à réduire les nuisances sonores liées à la circulation et aux livraisons effectuées en ville. Ce silence permet également de réduire le niveau de stress du conducteur. Ils peuvent ainsi circuler en toute tranquillité et ce, en améliorant leurs conditions de sécurité.

 

La question du (sur-)coût

Non, un véhicule électrique ne coûte pas plus cher qu’un véhicule thermique. Avec une projection à 4 ans et en prenant en compte l’assurance, l’entretien, le carburant, les coûts de dépréciation ainsi que le financement, les véhicules électriques sont plus économiques que les véhicules avec une motorisation diesel ou essence et ce, malgré un coût d’achat initial supérieur. Les bonus et les gains sur l’entretien d’un véhicule électrique sont considérable.

 

 

L’électrique au service de l’image de marque

La combustion des énergies fossiles destinées à l’alimentation des véhicules thermiques constitue aujourd’hui un facteur d’accélération du réchauffement climatique. Les secteurs de la logistique et du transport sont responsables d’une part importante des émissions polluantes. En effet, le développement du e-commerce participe à la multiplication des tournées de livraison en zone urbaine. Limiter ces émissions de CO2 devient une nécessité pour de nombreuses agglomérations. Les consommateurs sont conscient de cet enjeu et de plus en plus concernés par l’impact environnemental. Ils s’orientent désormais vers une consommation plus responsable. Le respect de l’environnement associé à la qualité de livraison est aujourd’hui un facteur décisionnel pour le client. Les entreprises doivent donc adapter leur activité et leur flotte de véhicules afin de répondre à leurs attentes. L’intégration de véhicules électriques au sein des flottes d’entreprise est aujourd’hui un argument éco-responsable et commercial. Ainsi, la livraison de colis et de marchandises avec un impact moindre sur l’environnement renforce l’image de marque de l’entreprise.

 

 

L’autonomie et la recharge : deux freins pour la mobilité électrique ?

Pour les voitures électriques, l’autonomie est le nerf de la guerre. En effet, les responsables de flottes continuent de s’interroger sur l’autonomie des véhicules électriques. C’est notamment la peur de la panne sèche qui semble freiner certaines entreprises à convertir leur flotte de véhicules. L’autonomie NEDC moyenne des véhicules électriques est actuellement de 150 à 400 km. L’utilisation des VE implique donc un changement de comportement. Il est notamment nécessaire de préparer le trajet et prévoir les arrêts afin de recharger le véhicule. Les chauffeurs peuvent donc réaliser des trajets quotidiens.

 

L’accès aux bornes, un casse-tête

C’est le manque d’infrastructures de recharge qui constitue une problématique. C’est en effet l’accès au bornes de recharge qui suscitent de nombreuses interrogations pour les entreprises qui souhaitent passer à une mobilité durable. L’installation de bornes sur leur site peut décourager les entreprises à convertir leur flotte de véhicules. Elles parient davantage sur le réseau de recharge public. Or l’arrêt du service Autolib annoncé en Juin 2018 est un véritable casse-tête pour les entreprises qui bénéficiaient d’un accès aux bornes via un abonnement.

 

Des aides pour la recharge

Face à la difficulté de trouver des points de recharge, l’Ademe a déployé des bornes sur l’ensemble du territoire français. Par ailleurs, le programme Advenir offre des aides pour la recharge et favorise le développement des infrastructures sur les parkings des entreprises. Il permet de couvrir les coûts d’installation des bornes de recharges à hauteurs de 40%, avec un montant maximum de 1 000 euros par point de recharge.

 

100 km d’autonomie en 3 minutes

Plus récemment, dans le cadre d’un programme de recherche, les Groupes Siemens, BMW et Porsche testent une charge ultrarapide. L’objectif de ce programme est de rendre la recharge du véhicule électrique aussi rapide qu’un plein de carburant : 100 km d’autonomie gagnés en 3 minutes !

 

 

Mobilité durable : intégration et rentabilisation du véhicule électriqueD’autres alternatives aux véhicules thermiques

Certaines entreprises ne parviennent pas à atteindre le seuil de rentabilité de l’électrique. Elles peuvent alors se tourner vers d’autres solutions alternatives. En effet, il existe d’autres types de carburant permettant de réduire l’impact environnemental de la flotte de véhicules. C’est notamment le cas des véhicules au gaz naturel (GNV). Cette motorisation permet une réduction des émissions de 10% par rapport au gasoil. Un passage au bioGNV, obtenu par méthanisation des déchets ménagers, permet quant à lui de réduire les émissions de 90%. Enfin, le développement des véhicules à hydrogène devrait se poursuivre dans les années à venir.

 

 

Quels solutions pour convertir sa flotte de véhicules ?

Vous possédez une flotte de véhicules thermiques ? Vous envisagez de convertir votre flotte pour des véhicules à faibles émissions afin d’effectuer vos tournées ? Chez Antsway, des experts en optimisation de tournées de livraison et d’intervention ont fait le pari du développement de l’électrique au sein des flottes d’entreprise. Ils ont développé un outil permettant d’intégrer l’ensemble des exigences et contraintes des véhicules à faibles émissions dans la construction des itinéraires. Le logiciel AntsRoute repousse ainsi les limites de cette motorisation. Grâce à une gestion complète du véhicule électrique, AntsRoute rentabilise son usage. Tout d’abord ses algorithmes permettent de calculer la dépense énergétique de chaque véhicule utilitaire selon la topologie des parcours. L’objectif étant d’évaluer de façon précise l’autonomie nécessaire à la réalisation des plans de tournées. Le conducteur connaît en amont sa réserve kilométrique finale. Enfin, le logiciel gère intelligemment les recharges via un système permettant de piloter les bornes en fonction des parcours prévus.

 

Pour en savoir davantage sur notre logiciel d’optimisation de tournées, notamment sur l’intégration des véhicules à faibles émissions, contactez-nous ou visitez notre page dédiée.

 

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Sources : Cyrienne Clerc, Magasine Flottes Automobiles, Décembre – Janvier 2019, n°244, pp. 14-25.

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